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AAP Vivres ses choix, prendre des risques jusqu’à la fin de sa vie

L’évolution des mœurs et de la législation a légitimé plus que jamais le droit des personnes âgées à prendre part aux décisions qui les concernent et à choisir leurs conditions de vie jusqu’à leur mort. Parallèlement, les exigences conjointes de rationalisation des coûts et d’amélioration de la qualité des aides et des soins se sont renforcées, de même que la quête du risque « zéro ». Dans ce contexte, de nombreux aidants et professionnels, à domicile comme en établissement, peinent à concilier le respect du droit au choix avec les obligations professionnelles ou familiales qui pèsent sur eux. La tendance actuelle consiste souvent à « prendre en charge », et parfois à surprotéger la personne pour limiter les risques, au détriment de son autonomie, de sa qualité de vie et parfois de son intégrité physique ou morale. Ce d’autant plus que l’allongement de la durée de la vie s’accompagne d’une augmentation du nombre de personnes très âgées dont les atteintes physiques ou cognitives nécessitent un accompagnement permanent. Enfin, du fait de la médicalisation de la fin de vie et de la perte des rituels autour de la mort, la parole sur la mort de l’autre ou sa propre mort, l’anticipation des conditions de la fin de la vie et des choix y afférant sont difficiles.

Dans ce contexte, pour être à l’écoute des personnes âgées, de leurs désirs, pour s’autoriser à les laisser décider quels risques valent d’être pris afin de conserver le plaisir de vivre et de respecter leurs choix, les professionnels et proches aidants ont besoin d’être écoutés, respectés, reconnus et soutenus. Favoriser le dialogue entre tous les acteurs concernés et la réflexion partagée sur les responsabilités contribue à dépasser le dilemme liberté / sécurité.

Qui peut répondre ?

  • Les établissements, les services publics et privés non lucratifs (EHPAD, les résidences autonomie, les petites unités de vie, accueils de jour, de nuit, accueils temporaires, les unités protégées, les services d’aide ou de soins à domicile, plateformes de répit, hôpitaux, etc.) ;
  • Les personnes morales à but non lucratif (associations, groupements de coopération sociale et médico-sociale…)
  • Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale (Epci), groupements d’intérêt public (Gip).

Attention, les candidatures s’effectuent exclusivement en ligne avant le 12 mars 2019 à 17h puis avant le 3 septembre 2019 à 17h.

Informations et contacts sur le site de la Fondation de France