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AAP Mieux prendre en compte les désirs des personnes âgées à chaque étape de leur vieillissement

L’évolution des mœurs et de la législation a légitimé plus que jamais le droit des personnes âgées à prendre part aux décisions qui les concernent et à choisir leurs conditions de vie jusqu’à leur mort. Parallèlement, les exigences conjointes de rationalisation des coûts et d’amélioration de la qualité des aides et des soins se sont renforcées, de même que la quête du risque « zéro ». Dans ce contexte, de nombreux aidants et professionnels, à domicile comme en établissement, peinent à concilier le respect du droit au choix avec les obligations professionnelles ou familiales qui pèsent sur eux. La tendance actuelle consiste souvent à « prendre en charge », et parfois à surprotéger la personne pour limiter les risques, au détriment de son autonomie, de sa qualité de vie et parfois de son intégrité physique ou morale. Ce d’autant plus que l’allongement de la durée de la vie s’accompagne d’une augmentation du nombre de personnes très âgées dont les atteintes physiques ou cognitives nécessitent un accompagnement permanent. Enfin, du fait de la médicalisation de la fin de vie et de la perte des rituels autour de la mort, la parole sur la mort de l’autre ou sa propre mort, l’anticipation des conditions de la fin de la vie et des choix y afférant sont difficiles.

Dans ce contexte, pour être à l’écoute des personnes âgées, de leurs désirs, pour s’autoriser à les laisser décider quels risques valent d’être pris pour conserver le plaisir de vivre pour respecter leurs choix, les professionnels et proches aidants ont besoin d’être écoutés, respectés, reconnus et soutenus. Favoriser le dialogue entre tous les acteurs concernés et la réflexion partagée sur les responsabilités contribue à dépasser le dilemme liberté / sécurité.

Qui peut répondre ?

  • Les établissement, les services publics et privés non lucratifs (EHPAD, les résidences autonomie, les petites unités de vie, accueils de jour, de nuit, accueils temporaires, les unités protégées, lesservices d’aide ou de soins à domicile, plateformes de répit,  hôpitaux, etc.) ;
  • Les personnes morales à but non lucratif (associations, groupements de coopération sociale et médico-sociale…)
  • Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale (Epci), groupements d’intérêt public (Gip).

 

Quels critères de sélection ?

La Fondation de France sélectionnera les projets au regard des critères suivants :

  • description de situations concrètes jugées insatisfaisantes du point de vue du respect du droit au choix ou au risque ;
  • démarche collective mise en place pour répondre à ces situations ;
  • modalités d’évaluation de la démarche (mesure de l’impact sur les pratiques);
  • pluridisciplinarité et mobilisation effective de l’ensemble des acteurs concernés ;
  • articulation avec le projet associatif, de service ou d’établissement et/ou le plan de formation ;
  • co-financement ;
  • pour les formations à la démarche palliative, les équipes mobiles et réseaux de soins palliatifs  devront être impliquées.

Quelles modalités de soutien ?

Les aides sont accordées sous la forme d’une subvention annuelle ou pluriannuelle (2 à 3 ans). Elles portent sur les dépenses d’investissement ou de fonctionnement, hors fonctionnement régulier et missions finançables par les politiques publiques ou relevant d’obligations légales. La Fondation de France peut également financer l’intervention d’un consultant pour une meilleure structuration des actions.

Date limite de transmission des dossiers : le 4 septembre 2018

Informations et dossier de candidature sur le site de la fondation de France